À la rencontre d’un bénévole hors norme

À la rencontre d’un bénévole hors norme

Sa discrétion n’a d’égal que sa passion pour le club ; il aime être dans la lumière mais seulement pour la réussite de ses photos ; ne lui faites pas de compliments, il vous dira que tout ce qu’il fait est normal. Je veux bien sûr parler de notre Gérard Jandot qui, chose exceptionnelle, a accepté de répondre à quelques une de nos questions. Place aux confidences d’un bénévole hors norme.

L’Uson handball :
Vice-président du club, tu t’occupes tout particulièrement de la promotion et de la communication, peux-tu nous dire pourquoi cette activité a pris une telle importance à l’Uson hand ?

Gérard Jandot :
À tous, il nous tient à cœur depuis longtemps que Notre Club devienne un GRAND CLUB. Et ce rêve nous semble accessible depuis 2 ou 3 saisons. Le dynamisme et les idées novatrices de l’équipe dirigeante ne peuvent que nous y conduire.
Bien entendu, un GRAND CLUB se construit en grande partie sur le terrain en obtenant les meilleurs résultats tant au niveau départemental que régional et… national. Pour cela, tous les joueurs et joueuses doivent pouvoir pratiquer leur sport favori dans les meilleures conditions, au meilleur niveau avec un encadrement qualifié et une équipe de bénévoles structurée. C’est ce qu’offre notre club à tous ses licencié (e) s et ce que ses dirigeants s’efforcent de développer. Quelques exemples : côté conditions, nous avons fait le choix d’effectuer depuis 3 saisons les déplacements hors Nièvre avec une société de transport pour offrir à tous confort et sécurité. Côté niveau, nous engageons un maximum d’équipes pour que tous jouent et cela au meilleur niveau, comme les –16 ans en régional et les –18 ans en championnat de France. Et côté encadrement, nous avons cette année étoffé l’équipe en salariant un jeune en formation.
Toutes ces actions de progrès ne peuvent se réaliser qu’avec des moyens supplémentaires. Les dépenses qu’elles engendrent sont très importantes. C’est pour cela que la promotion de notre club et la communication ont pris une place importante. Nous y consacrons beaucoup de ressources. Pour faire face à ces dépenses, il nous faut faire appel à des fonds privés ; le budget a été triplé en trois ans. Nous devons fidéliser nos partenaires actuels, en rechercher sans cesse de nouveaux, les "choyer", offrir de nouveaux supports comme les sur-maillots des –18… Je voudrais souligner qu’il est très important de respecter scrupuleusement nos partenaires ainsi que les contrats passés avec eux et de veiller à ce que leur image associée à la nôtre soit la meilleure possible. C’est le devoir de chacun.

L’Uson handball :
Tout le monde connaît "Gégé" pour son extraordinaire investissement dans le club, mais les personnes ne connaissent peut-être pas exactement ton rôle dans ce dispositif, peux-tu nous en parler en détail ?

Gérard Jandot :
Mes principaux outils de travail sont l’ordinateur et l’appareil photo. Comme tu l’as signalé précédemment, je participe aux travaux de la commission "Rayonnement" dont les principales activités sont la promotion et la communication, interne et externe. Mon travail va de la lettre de remerciements, qui suit tout geste de dotation ou signature de contrat de partenariat, à la conception de maquettes, panneaux publicitaires ou flocages, au suivi des travaux de réalisation de ces supports, à l’achat de matériel, à la création des cartes de remises chez certains de nos partenaires, aux visites chez de nouveaux partenaires… et tout cela sous la houlette du Président de cette commission que tu connais très bien… Tous les débuts de semaine, j’édite les résultats et les classements du weekend ainsi que les rencontres du suivant afin de les afficher à la MDS, au panneau "vestiaire" et dans notre vitrine. J’essaie également de faire vivre du mieux possible cette vitrine en y affichant des articles de journaux, les évènements sportifs et les extra-sportifs… Je fais également mon "Tintin reporter" en flashant tous-azimuts pendant les matchs pour alimenter de photos cet extraordinaire outil de communication qu’est notre site. J’essaie également de passer aux entraînements pour voir progresser nos jeunes, être proche d’eux et aussi "tailler la bavette" avec ceux qui, comme moi, aiment fréquenter la MDS. Je suis également membre de la commission extra-sportive qui a en charge l’organisation des différents évènements, barbecue, tournois…
Ah oui, j’oubliais un outil de travail dont nous nous servons sans modération lorsque je t’accompagne lors des déplacements de l’équipe séniors, le couteau bien sûr pour le casse-croûte du retour !

L’Uson handball :
Tu viens de nous parler de ta fonction de photographe "officiel du club" c’est une passion la photo pour toi ?

Gérard Jandot :
Oui, j’aime bien être derrière mon objectif. Il y a longtemps que je fais de la photo, mais depuis que je suis passé au numérique, c’est un réel plaisir. On les prend, on en jette, on les retravaille, on fait des montages… Cela apporte de nombreuses satisfactions mais aussi des déceptions. La photo de sport, surtout en salle, n’est pas chose facile.

L’Uson handball :
Combien de photos prises pour le club à ce jour ?

Gérard Jandot :
Je ne sais pas vraiment. Avant de faire du numérique, je faisais entre 10 à 20 pellicules par an. La saison dernière, j’ai fait plus de 4000 photos et cette saison j’en suis à un peu plus de 3000.

L’Uson handball :
Ta plus belle ou celle dont tu es le plus fier ?

Gérard Jandot :
Celles que j’aime bien, ce sont les photos d’équipes que nous avons prises en extérieur en début de saison. Elles associent le club et des lieux typiques de notre ville. J’avoue que celles-ci "chatouillent" ma fibre neversoise.

L’Uson handball :
Qu’est ce qui te motive à être aujourd’hui plus que jamais l’un des hommes clés de l’Uson hand ?

Gérard Jandot :
Comme je dis souvent, la MDS est ma deuxième maison et l’USON ma deuxième famille. Je prends beaucoup de plaisir à faire ce que je fais au sein du club. Nous travaillons en connivence dans une très bonne ambiance. Chacun fait sa part de travail selon ses responsabilités et ses centres d’intérêts. Nous ne comptons pas le temps passé. Nous le faisons tous dans le même but : faire progresser notre club, le porter plus haut. Le nombre toujours croissant de licenciés montre que nous sommes sur la bonne voie. Ce que je fais, je le fais en grande partie pour les jeunes, pour leur offrir un club où ils se sentent bien, où ils peuvent pratiquer leur sport dans les meilleures conditions et je le fais aussi pour les moins jeunes avec qui et pour qui travailler n’est que plaisir.

L’Uson handball :
Tu parles de l’évolution positive du club, ton fils Pierre fait partie des jeunes talents du club, nos moins de 18 ans explosent cette saison, la possibilité d’évoluer à moyen terme en national en séniors serait-elle pour toi la récompense suprême pour le travail que tu accomplis dans le club ?

Gérard Jandot :
Je ne demande pas à vieillir, le temps passe bien assez vite sans cela. Mais j’ai hâte d’être à la saison prochaine, pour voir nos moins de 18 intégrer le groupe séniors. Leur expérience du championnat de France, leur très bonne condition physique et leur esprit de groupe vont apporter, j’en suis certain, un souffle nouveau au groupe. Ces jeunes talents retrouveront les –18 des générations précédentes, comme Christophe, Tarik, Cédric, Pierre, Mike, Baptiste… que j’ai connu depuis leur enfance au club ainsi que d’autres jeunes arrivant d’autres horizons comme Bisso, Boubou et Juju par exemple. Ils graviront sans aucun doute les marches de la hiérarchie bourguignonne. Oui, ce sera pour moi un grand bonheur et une très belle récompense, mais ça en sera une énorme pour ces jeunes qui ont fait le choix de rester au sein de notre club, l’USON. J’ai confiance en eux.

L’Uson handball :
Tu as été l’un des principaux artisans de la formidable réussite des 40 ans du club, feras-tu encore partie de l’équipe qui préparera les 50 ans ?

Gérard Jandot :
Ah, les 40 ans ! ! ! Quelle fête mémorable ! Que de travail, mais que de joie, que de plaisir apporté à tous, anciens et jeunes, que de souvenirs partagés. Les 50 ans ? Pourquoi pas, mais le plus loin possible, je n’ai pas envie de vieillir trop vite ! On ne sait jamais de quoi est fait l’avenir, mais je ne dis pas non si rien ne change (en moins bien naturellement), si la flamme est toujours aussi vive, si le plaisir est toujours aussi intense, si les amis sont toujours là et si la santé me le permet car… houuuuuuu, quel âge vais-je avoir en 2019 ?

L’Uson handball :
J’ai entendu dire que tu allais présenter sur le site une rétrospective des "40 ans" à travers un feuilleton photographique ?

Gérard Jandot :
Oui, il m’a semblé intéressant de revivre cet évènement presque un an après en proposant chronologiquement les photos de cet inoubliable évènement, la dernière photo devrait être en ligne un certain 30 mai 2010…

L’Uson handball :
Sacré Gégé…

L’Uson handball